Histoire de la Vendée par Robert Kin

Histoire de la Vendée par Robert Kin, historien.

(en hommage à notre ami de toujours).

Nous allons la parcourir pour vous la faire découvrir, pour vous la faire aimer et pour vous donner envie de venir nous voir ou revoir.
Nous allons faire un saut dans le temps et dans l’espace, nous allons mélanger l’Histoire et la géographie, nous allons y ajouter un zeste de légende en espérant éveiller votre curiosité…
Terre marquée par l’Histoire parfois tragique, la Vendée vous attend !

Une anecdote pour débuter : en 1790, à la création des départements, la Vendée à l’image de sa voisine des Deux Sèvres devait s’appeler les Deux Layes. Les deux représentants vendéens à la convention n’étant pas particulièrement gâtés par la nature, on préféra éviter… et on arbitra pour le nom d’un autre cours d’eau.

Histoire de la Vendée

Avant votre séjour en Vendée, découvrez l’histoire et les anecdotes de la région que vous avez choisie pour passer vos vacances.

La Vendée historique est découpée selon plusieurs zones dont voici l’axe principal :
(cliquez sur la zone qui vous intéresse et laissez-vous conter son histoire)

 

PREAMBULE : la VENDEE à TRAVERS les AGES

Les traces les plus anciennes datent de 80 000 ans avant J.C. et prouvent le peuplement de la Vendée à cette époque, à travers des outils retrouvés à Noirmoutier. De la période du néolithique, de 5 000 à 3 000 avant J.C., nous restent Menhirs et Dolmens – Le Bernard, Bazoges en Pareds, Avrillé-Région de Talmont -.

Aux environs de – 700, arrivée des tribus Celtes, principalement Les Pictons qui donneront leur nom au golfe qui recouvrait à l’époque le pays.
Les Pictons, hardis navigateurs, parcouraient ce golfe parsemé d’îles et s’adonnaient au commerce du sel.
Vers – 50, occupation des Romains avec qui les Pictons coopèrent jusqu’à les aider pour combattre les Vénètes qui occupaient le rivage au nord de la Loire.
La région est évangélisée dès l’an 350 puis ravagée par les tribus germaniques (Alains, Vandales, Wisigoths).
800 marque le début des incursions des Vikings qui vont mettre le pays à feu et à sang jusqu’en 868 qui voit leur défaite par le comte de Poitou.

A partir de 1100 et la baisse du niveau de la mer, de nombreuses terres se découvrent et les moines fondent les abbayes puis vont mettre en œuvre les premiers travaux d’assèchement du Marais; Ces premiers travaux se termineront par le creusement du canal des cinq abbés.
Puis se succédèrent Guerre de 100 ans, Guerres de religions qui à chaque fois remettent en cause le travail accompli dans le marais.
Nous reviendrons sur cette Histoire dans les lieux que nous visiterons pour vous dans notre balade à suivre.
Le pire était à venir. La révolution de 1789 est bien accueillie en Vendée et ouvre l’espoir pour chacun d’avoir sa part dans la distribution des terres, dans la vente des biens nationaux. Il fallut vite déchanter : les terres étaient achetées par les bourgeois des villes ainsi que les bien nationaux. Les nantis des villes achetaient pour leurs enfants des engagements dans la garde nationale ce qui leur permettaient de servir sur place alors que le paysan était levé pour aller se battre aux frontières. Ajoutez à cela la constitution civile du clergé et les troubles ne tardèrent pas à débuter dès 1791. En mars 1793, premières violences à Cholet contre la circonscription et le non-respect des idéaux de 1789. Et, contrairement aux livres d’Histoire scolaires qui prétendent que cette révolte fut un combat d’arrière garde de curés et de nobles réactionnaires, elle fut en réalité une révolte paysanne et populaire.

Ces révoltés ignorant l’art de la guerre, s’adressent à des nobliaux locaux pour se mettre à leur tête et c’est ainsi que naissent les 3 armées catholiques et royales, commandées par Bonchamps dans les Mauges (le marquis de Bonchamps est resté célèbre pour avoir libéré 5 000 prisonniers républicains que ses hommes voulaient massacrer après la bataille de Cholet), Cathelineau et d’Elbée dans le bocage et de Charrette dans le Marais et sur la côte.
De Charrette, quand les révoltés se présentent à sa demeure pour qu’il se mette à leur tête, essaya de se dérober et devant l’insistance de ces visiteurs, il leur déclara : « Nous allons tous mourir mais puisque vous le voulez, allons-y… ».
Une précision utile : le terme CHOUAN ne s’applique pas aux insurgés de Vendée. Les Chouans opèrent au nord de la Loire et en Bretagne, et ils sont pratiquement une armée régulière, du moins permanente. Les insurgés Vendéens prennent le titre d’armée Catholique et Royale et les effectifs fluctuent en fonction des moissons et des divers travaux domestiques qui nécessitent la présence du chef de famille.

Le début de la guerre fut favorable aux insurgés (prise de Fontenay) mais bien vite les défaites arrivèrent : Nantes, Luçon, Cholet enfin. Après cette défaite, les insurgés comptant sur une aide de l’Angleterre se lancent dans la virée de Galerne qui les mène après une série de victoires jusqu’aux portes de Grandville. Et de nouveau, les défaites jusqu’à l’hallali dans les marais de Savenay, fin décembre 1793. Il n’y avait plus d’armée Catholique et Royale…

En Vendée, il ne restait que vieillards, femmes et enfants. Dès août 1793, la Convention ordonne la destruction des maisons et des récoltes, et comme cela ne suffisait pas elle ordonne l’éradication de la race Vendéenne. S’y attelèrent, à la tête des colonnes infernales parmi d’autres, les fameux généraux Tureau et Amiet qui se vantent dans leurs rapports à la Convention d’écraser femmes et enfants sous les sabots des chevaux pour économiser les munitions… A la Châtaigneraie, on jette femmes et enfants dans les fours à pain sous les ordres d’Amiet.
Il est à noter que ces deux tristes personnages, enfants de cette sinistre République naissante, ont leur nom gravé sur l’Arc de Triomphe à Paris.

Des escarmouches se poursuivent jusqu’au 2 décembre 1794 où enfin la Convention, après la disparition du tristement célèbre Robespierre, tentera de mettre fin au conflit. Le 17 février 95, la paix est signée à Nantes où quelques temps auparavant un autre triste sire de la République nommé Carrier faisait noyer dans le Loire les prisonniers Vendéens.
Il est possible que de Charrette ait accepté de signer la paix contre la promesse de lui remettre le Dauphin, futur Louis XVII, prisonnier dans la prison du Temple et qui était devenu Roi après l’exécution de Louis XVI.

Cette promesse pas tenue, de Charrette reprend les hostilités avec l’aide de Stofflet jusqu’à sa capture à la Chaboterie le 22 mars 1796 et son exécution à Nantes le 25.

 

 

De la Plaine de Luçon à Talmont Saint Hilaire


Vaste et fertile cette plaine est le grenier agricole de la Vendée . Mais , Colza , Blé etc cernent la route de Fontenay à Luçon puis de Luçon à Talmont . Région historiquement très riche nous allons vous la faire découvrir.

LUCON : cette ville fut un port prospère au bord du golfe des PICTONS du nom de la tribu gauloise qui l’occupait . Et lorsque la mer se retira la ville resta un port grace au canal qui la reliait à l’océan , Ce port fut le débouché du blé vendéen.

St Philbert y fonda un monastère des le 7e siècle et Luçon devint évêché par la grâce du Pape JEAN XXII en 1608 et fut la capitale spirituelle du BAS POITOU . Après les guerres de Religions – la ville avait beaucoup souffert- elle hérita d’un évêque RICHELIEU qui la rebâtit et lui rendit son lustre.

Visitez la cathédrale et le cloître adjacent ainsi que l’évêché. De par son passé LUCON est restée la résidence de l’évêque. Ne manquez pas la chapelle des Ursulines aux plafonds sublimes et à une rare acoustique.

Dans les environs faites une halte à MAREUIL sur LAY qui avec PISSOTE-VIX-BREM forment les terres des vins VDQS et bientôt AOC des FIEFS VENDEENS . Faites une halte au pont sur le LAY pour découvrir l’église et le château de la Marie du Fou dont il ne reste que la tour carrée d’époque et qui défendait la remontée du LAY

Prenez la route des plages vers l’AIGUILLON et faites halte à

SAINT MICHEL EN L’HERM : l’abbaye fut fondée en 682 par des moines venus de Noirmoutier . Les vikings ravagent le pays à partir de 900 . Mais dès le 10e siecle les religieux rebâtissent l’édifice qui est de nouveau détruit par le feu au 11e .De nouveau reconstruit , les moines de l’abbaye à l’image de ceux de Maillezais et de Nieul participent aux titanesques travaux d’assèchement du marais .Les malheurs de l’édifice ne s’arrêtent pas là puisque qu’il fut de nouveau dégradé pendant les guerres de religion.
 
Mythe ou réalité : Savary de Mauléon , prince de Talmont ‘ fondateur de la ville des Sables d’Olonne serait enterré dans le choeur de la grande église de l’abbaye coiffée de son casque en or …

MORICQ : via Triaizé en direction d’Angles vous verrez apparaître au milieu de nulle part une imposantetour carrée feodale dont on ne saisit pas de suite l’utilité !!!!
un peu d’histoire: lorsque l’ocean baignait encore le golfe des Pictons , Moricq etait un port important du commerce de grains et le LAY se jetait dans la mer à cet endroit . Une première tour en bois fut construite à cet endroit pour defendre l’embouchure du fleuve contre les raids des vikings dès 1090 et la tour actuelle en 1435 .

LE BERNARD : plongez dans les environs dans la Vendée préhistorique .Les
vestiges y sont nombreux et certains remarquables comme le DOLMEN de la Frebouchière ou les MENHIRS du PLESSIS datés de 4000 ans avant JC.

 A Avrillé dans la cour de la Mairie se dresse un MENHIR de 7 metres de haut .

BIZARRE : ces megalithes sont en grès ou granit , roches qui n’existent pas – dans les environs !!!!!! Ingenieux ces hommes prehistoriques ou alors ??????

SAINT HILAIRE LA FORET : ne manquez pas une visite au CAIRN – centre de la
préhistoire en Vendée – bien fait on répondra à toutes vos questions , et le monde
néolithique n’aura plus de secrets pour vous.

TALMONT ST HILAIRE : célèbre pour sa forteresse qui écrase le paysage.
Au 11e siècle un port fut construit à cet endroit . Il servira au négoce du vin , mais rapidement ensablé il sera remplacé par Olone . Un premier château fut construit en 1018 sur une motte castrale ??

Qu’est-ce : La Vendée étant un plat pays sans grand relief les premiers chateaux -de simples tours carrées en bois entourées de palissades étaient bâtis sur des buttes
de terres mises en place par les gens du seigneur et qui permettaient par l’élévation
obtenue d’avoir une meilleure vision des approches.

Un deuxième château plus grand est construit en 1030 .Il fut incendié
en 1138 par Louis VII . La forteresse actuelle devint Anglaise par l’union d’Alienor
d’Aquitaine avec le roi d’Angleterre Henri II . Elle en fit don à son fils futur roi sous
le nom de Richard Coeur de Lion.

En visitant le château on vous contera la vie tumultueuse de la
châtelaine Beatrix , mangeuse de coeur ……..d’enfants.

Et puis amateur d’huîtres ne quittez pas TALMONT sans une petite
escapade à La Guitière , zone ostréicole ou vous pourrez déguster les fameuses
huîtres du Veillon .

 

 

Le Littoral vendéen, de l’Aiguillon sur Mer aux Sables d’Olonne


Ici les plages succèdent aux plages , grandes ,profondes ici on ne vit pas les uns sur les autres . Paradis des vacances familiales avec des hébergements pour toutes les bourses , le sable vendéen à ses fans depuis l’introduction des congés payés.

L’AIGUILLON sur MER : port de pèche actif l’Aiguillon est surtout connu
pour ses moules et ses huîtres depuis 1230. Et puis l’embouchure du LAY est
le paradis des oiseaux locaux ou migrateurs .

LA FAUTE sur MER : connu comme station balnéaire depuis 1900 , le
village forme une presqu’île bénéficiant d’un micro climat . Le déplacement à
la pointe d’ARCAY est conseillé pour bénéficier d’une vue complète sur la
baie de l’Aiguillon , la faune et en vous retournant une vision complète du
pont de l’île de Ré .

LA TRANCHE sur MER : 15 kilomètres de plages ,site reconnu de la
pratique de la planche à voile , et capitale du Mobil Home , le village de
moins de 2000 habitants accueille plus de 100.000 touristes ????

JARD sur MER : mignonne station balnéaire , calme ou Clemenceau –
le tigre – aimait se retirer

LONGEVILLE sur MER ici se mêle plage de sable et rochers , paradis des
pêcheurs à pied

LES SABLES D’OLONNE : la perle de la cote de lumière se découvre le mieux en
arrivant par la baie de Cayola après à la sortie de Talmont en prenant la route de
Port Bourgenay puis la direction des Sables . La cote d’abord rocheuse se transforme
une plage courbe face au Remblai , lieu mythique de la ville balnéaire . Après la
plage on découvre l’autre facette des Sables , avec port de pèche , port de commerce ,

et enfin port de plaisance . N’oubliez pas que c’est d’ici que s’élance le Vendée Globe, course légendaire en solitaire autour du monde .

 

 

Le Littoral vendéen des Sables d’Olonne au Marais Breton

Surtout ne manquez pas la route de Saint Hilaire de Riez à St Gilles Croix de vie
c’est le seul endroit de Vendée ou vous pourrez admirer des falaises se jetant dans la mer et lorsque l’océan se fâche le spectacles est dantesque .

SAINT GILLES CROIX DE VIE :capitale de la pêche à la sardine et à l’anchois
la ville reste une station balnéaire recherchée en plus riche de la présence du plus
important constructeur de navires de plaisance .

Un peu d’histoire: sur chaque rive de la rivière VIE , 2 communes se faisaient face
et n’ont été réunies qu’en 1835 à la construction du pont ..

Pendant les guerres de Religion Saint-Gilles avait embrassée la
reforme , alors que Croix de Vie était catholique , la paix ne
revint qu’a la promulgation de l’Edit de Nantes

SAINT JEAN de MONTS : autant le petit village est sympa autant le bétonnage
du bord de mer a gâché la façade océane . On est ici dans la résidence
secondaire érigée en royaume avec des kilomètres d’habitation genre « Merlin » .

NOIRMOUTIER : consultez l’horaire de marées et arrivez sur l’île par le GOIS ,
passage praticable à marée basse , un peu plus fun que le béton du pont .
Paradis sur la terre pour Renoir , l’île outre son magique attrait balnéaire
est connu pour ses marais salants et surtout pour ses pommes de terre , un
délice . La meilleure découverte de l’île se fait à vélo et tôt le matin.

BOUIN : avec sa voisine Beauvoir c’est içi le centre du marais breton , pays
d’ostréiculture . Ce fut une île qui s’appela longtemps – île d’orée-
cette île jouissait d ‘un privilège royal dès le moyen age et les habitants ne
payaient pas de taxe !!!! le rêve

YEU : une vraie île , sans pont , tellement belle . A partir de Fromentine vous
pourrez y accéder par catamaran ultra rapide. En plus du tourisme l’île vit de la
pêche . Le charme , les couleurs font de cette île un joyau à découvrir , et ce
qui ne gâche rien , pas dénaturé par les constructions anarchiques. Mélange de
plage de sable et de falaises voici une visite que vous n’oublierez pas de si tôt.

Un peu d’histoire ; Yeu fut très tôt habitée puisqu’on n’y trouve des traces de
mégalithes datant du néolithique; L’île fut anglaise puis espagnole enfin achetée par Louis XVI . Dans le cimetière se trouve la tombe du Maréchal Pétain , mort
au fort après avoir été envoyé en exil sur l’île à l’age de 90 ans.

CHALLANS : deuxième commune la plus peuplée du département Challans est
également la plus grosse agglomération du Marais Breton . C’est la capitale
Vendéenne de la volaille et a été dans l’histoire en 1793 le lieux des premiers
combats entre les insurgés et les républicains .
Site remarquable l’abbaye de Coudrie a été une commanderie
Templière fondée en 1130 , il n’en reste que l’église , le coup fatal lui ayant été
porté par le tristement célèbre général Tureau ,,commandant les colonnes
infernales pendant les guerres de Vendée 1793/1794 .
Depuis 1990 le château de la Vérie a été transformé en hôtel ,
état de fait qui occulte le riche passé historique de cette demeure . Ce
château date en fait de IXème siècle , construit la à l’époque par la proximité de
la mer il fut également occupé par les Templiers de l’abbaye de Coudrie.
Enfin Challans bénéficia d’une visite royale – Louis XIII- qui
s’y arrêta le 14 avril 1622 , en route pour la bataille de l’île de Ré.

 

 

Le Bocage et le Pays Yonnais


LA ROCHE sur YON : avant 1804 La Roche était un petit village de 300 ames.
A cette date Napoléon Bonaparte décida d’en faire le chef lieu du departement,
en remplacement de Fontenay le Comte .
Pourquoi : pour une situation géographique plus centrale ?
Ou pour punir Fontenay de ne pas lui avoir montré sa ferveur ?
Ville nouvelle La Roche détient le record de France des
changements de noms . La Roche puis Napoléon- Vendée puis à la
restauration Bourbon-Vendée , puis de nouveau Napoléon-Vendée à
l’arrivée au pouvoir de Napoléon 3 , puis enfin retour à la case départ en 1871

APREMONT : un des plus beau site de Vendée , doté dès le IXe d’un château
qui défendait l’accès du site aux Vikings . Le château dans sa configuration
actuelle date de la renaissance . Entre La Roche et Apremont vous passez
à Aizenay qui merite deux anecdotes : le téléphone rouge reliant l’Elysée à la
maison blanche passe dans ce bourg et une légende prétend que des Maures ,
battu à Poitiers en 732 par Charles Martel en essayant de rejoindre la cote
passèrent par le village.

LES ESSARTS : le château fut construit au XIe siècle sur une motte ou butte
castrale et il prit son aspect actuel après des modifications successives jusqu’au
XVIe siècle . A St Martin des Noyers se trouve le château de la Grève (XIIe),
qui fut pendant les guerres de Religion une place forte protestante

LES LUCS SUR BOULOGNE: nous sommes içi au coeur de la tragédie que
furent les guerres de Vendée et tout içi parle des drames qui firent couler le
sang de centaines d’innocents -femmes-enfants-vieillards-par les troupes
républicaines du sanguinaire Général Tureau .

Le Mémorial: Sobrement il invite au recueillement , en souvenir de tous les
morts Vendéens , victimes d’une tentative d’anéantissement
complète . Par le chemin de la Mémoire on atteint la
chapelle du Petit Luc siège d’un innommable massacre qui n’est pas
sans rappeler Oradour sur Glanes bien plus tard .

L’Historial: bien inséré dans le paysage les bâtiments n’écrasent pas l’environnement. Sous forme de volumes au nombre de 7 , 7000 ans d’histoire de la Vendée sont mises en scène depuis la préhistoire jusqu’à l’époque actuelle . Les moments tragiques de l’histoire Vendéenne , les souffrances endurées , n’ont pas
empêchées à l’heure actuelle le département de susciter jalousie ou admiration
par des réussites incontestables – chômage à 4% – plus grand nombre
d’apprentis en %/population – 2e département touristique de France .

SAINT SULPICE LE VERDON : Un magnifique manoir du 18e , meublé d’époque , est
ouvert à la visite – LA CHABOTERIE – mérite le déplacement . Cette demeure evoque
également la fin du général Vendéen -CHARETTE – qui fut blessé dans les bois du
domaine le 22 mars 1796 et fusillé à Nantes le 25 .

au sujet de Charrette : il fut le plus controversé des chefs Vendéens certains
mettant même en doute sa valeur militaire . De plus en février 1795 il signa
avec les représentants républicains la paix de la JAUNAIE , contre l’avis en
particulier de STOFFLET , partisan de la guerre à outrance . Un mystère
demeure quand à une clause secrète du traité de paix . Aurait-on promis à
Charrette de lui livrer l’enfant roi – Louis XVII – enfermé à la prison du
Temple ? Certains préparatifs pour accueillir celui-çi le laisse à penser ……
De plus dès que la nouvelle du décès de l’enfant arrive en Vendée , Charrette
reprend le combat ….. Alors…..

LES BROUZILS : Haut lieu de la résistance Vendéenne , la forêt de GRASLA fut un
refuge pour la population des environs pour échapper aux Colonnes Infernales . Dès le mois de Juin un spectacle – Sur les pas d’Amandine- est donné . Il retrace la vie de cette communauté , qui avait reconstituée un véritable village dans la forêt .

 

 

Les Herbiers, Chantonnay, les 2 Lays ?


Chantonnay ville dynamique est la capitale du Pays des 2 Lays . Dans les environs
de nombreux sites méritent le déplacement .

SIGOURNAIS : magnifique château féodal du 15 e , comportant 7 tours et un porche –
donjon unique . Dans la demeure est reconstitué une chambre seigneuriale . De plus
une belle collection de blasons des provinces de France et des cités Vendéennes est
présentée en permanence .

SAINT-PROUANT: ce village abrite l’abbaye de GRAMMONT , vénérable
Prieuré datant du 12e et qui doit beaucoup à Richard Coeur de Lion qui fut son
inspirateur . L’ensemble est dans un état de conservation remarquable .

LES HERBIERS : capitale du haut bocage , c’est une ville très vivante et prospère
siège entre autre d’un important constructeur de bateaux de plaisance . C’est aussi ici que se trouve LE MONT DES ALOUETTES un des sommets de la Vendée , et un endroit ou l’on peut visiter un moulin à vent en fonctionnement . Il subsiste à cet endroit 3 de ces  moulins , à l’origine sur cette colline il y en avait 8 . Ces moulins furent détruits par les Républicains lorsqu’ils s’aperçurent que la position des ailes était un moyen de  communication des insurgés Vendéens . Télégraphe de Chappe avant l’heure …….

NOTRE DAME DE LA GRAINETIERE : une communauté de BENEDICTAINS
habite ces lieux et fait visiter l’abbaye . Que c’est beau

LES EPESSES : c’est le pays du PUY DU FOU© mondialement connu , pour son grand parc et sa cinescenie . On ne vient pas en Vendée sans rendre visite à ces incontournables attractions , et admirer ces bénévoles Puyfolais qui animent d’une façon très pro les différents spectacles .

CHAMBRETAUD : ce petit bourg pressente une particularité : jusqu’en 2000 on n’y
fêtait pas le 14 juillet – fête nationale- en protestation des massacres des colonnes
infernales . Sinon belle eglise en grès et granit car ici nous sommes sur la chute du
Massif Armoricain

LA GAUBRETIERE : siège un de plus d’un massacre de population par les colonnes
infernales . La population réfugiée dans l’église pour se protéger fut exterminée .
Le cimetière ou sont enterrés de nombreux officiers Vendéens est un peu le
PANTHEON de la Vendée .

TIFFAUGES : Ce château renferme un musée des machines de guerres médiévales.
Catapultes – Bricoles- Bombardes sont mises en action .
GILLES DE RAY surnommé BARBE BLEU en fut le châtelain .
Cet homme de guerre – compagnon de Jeanne d’Arc – connétable de France – comblé d’honneurs et de richesses se ruina en fêtes somptueuses et pour se refaire une santé financière fit venir d’Italie un alchimiste qui pour trouver la Pierre Philosophale apte à transformer le Plomb en Or lui demanda du sang de jeunes enfants , ce qui causa la  mort de plusieurs centaines d’enfants . Démasqué il est pendu et brûlé en 1440 .

SAINT LAURENT SUR SEVRE : Haut lieu de la spiritualité en Vendée , c’est dans sa
basilique que repose le Saint Père de Montfort , qui termina sa vie d’ascète dans ce
bourg . Il fut celui qui après les guerres de religion ramena à la Foi Catholique les
nombreux Vendéens qui penchèrent pour l’église reformée .

POUZAUGES : c’est le pays du principal employeur Vendéen : FLEURY MICHON .
Le château qui domine la ville était la résidence de la femme de Barbe Bleue

LE BOUPERE : magnifique église du 12e qui fut fortifiée au 15e pendant la guerre de
100 ans pour protéger la population . Chemin de Ronde , Mâchicoulis cet édifice
dégage une impression de puissance peut-être unique en France .

SAINT MESMIN : château du 14e à cheval entre Vendée et Deux Sèvres il en
impose par sa puissance . Siège pendant la saison d’une animation de type médiévale certainement une des plus réussies de la region.Il fut pendant les guerres de Vendée, le théâtred’un épisode pour une fois chevaleresque : une quinzaine d’insurgés entourés de plusieurs centaines de Républicains resistèrent pendant 15 jours . Les honneurs militaires leur furent rendus pour leur bravoure .

MONSIREIGNE : au lieu dit Bois-Tiffrais on trouve un musée du protestantisme
religion qui imprégna nombre de Vendéens durant la reforme.

MOUILLERON en PAREDS : Ce village a vu naître deux hommes célèbres de
l’histoire de France . Hommes célèbres mais diamétralement opposés . L’un
Georges CLEMENCEAU dit le Tigre qui assura la direction du pays durant la
tragédie de la 1ere guerre mondiale . Classé à gauche politiquement il sut galvaniser le pays jusqu’à la victoire .

L’autre JEAN DE LATTRE DE TASSIGNY
Maréchal de France , commandant la 1 ère armée Française , qu’il amena du
débarquement de Provence le 15 août 1944 jusqu’au repaire d’Adolphe Hitler à
BERGESTADEN . Il fut commandant en chef en Indochine ou il eut la douleur de
perdre son fils Bernard . C’était un monarchiste convaincu . Dans le bourg face à face les maisons natales de ces deux célébrités ont été transformées en musée

BAZOGES EN PAREDS : Le donjon écrase de ses 30 mètres le calme village de
Bazoges . Enorme tour carrée parfaitement restaurée elle se visite et au sommet un
chemin de ronde avec mâchicoulis permet de découvrir le bocage environnant .

L’église à coté faisait partie du château originel du 12e détruit par Richelieu au 17e.

Pas très loin se trouve le site LA CISTE DES COUS un des plus vieux
Mégalithe de Vendée ,. A coté d’un grand dolmen malheureusement écroulé se
trouve un TUMULUS accueillant une chambre funéraire .

 

 

Les Marais et le Pays de Fontenay le Comte


Avant l’an Mille, les courageux habitants installés sur des îles parsemant le golfe des Pictons se battaient contre l’eau de mer qui à chaque marée venait les envahir. Ils sont les premiers à vouloir dompter cette calamité. A partir de l’an 1100, la mer commença à se retirer et ce sont des religieux qui s’installent sur des ils de plus en plus nombreuses avec la décrue. Ils se mettent au travail, creusent des fossés,

 conches et rigoles pour que cette terre gagnée sur la mer devienne fertile. Ce travail continuera inlassablement malgré les destructions dues aux guerres de 100 ans puis de Religion qui dévastèrent le pays. Les travaux dureront jusqu’au règne de Napoléon III, avec l’aide avisée d’ingénieurs Hollandais spécialistes des polders qui donneront le visage actuel au marais.

Petite note historique : on parle de guerre de 100 ans alors qu’en réalité les combats entre partisans du roi de France et du roi d’Angleterre durèrent 17 ans dans cette période. Les combats entre les 2 factions ne créèrent pas de problème aux habitants ; les choses se gâtaient quand arrivaient les trêves : les seigneurs renvoyaient leurs mercenaires pour ne pas avoir à les payer et ceux-ci devenus « grandes compagnies » se payaient sur le dos des habitants tels des brigands de grands chemins.

À NE PAS MANQUER :
– la balade en barque depuis les nombreux ports de départ. Anti-stress garanti!
Notre référence : www.la-venise-verte.com
– Les restaurants du Marais pour les cuisses de grenouilles, l’anguille et les fameuses – Mojettes avec du jambon de Vendée, bien sûr !
– Le marais sauvage au sud d’Arçais au village de Montfaucon
– Et surtout les abbayes …

MAILLEZAIS : bâtie dès 1003, cette abbaye fut la nécropole des ducs d’Aquitaine et elle abrita des célébrités comme Rabelais et Agrippa d’Aubigné. Vous allez être soufflés devant les vestiges de la cathédrale et le remarquable état de conservation des lieux de vie des converts.

NEUIL sur l’AUTIZE : bâtie dès 1068, Aliénor d’Aquitaine lui accorda le titre d’Abbaye Royale en temps que Reine de France. Elle fut en effet mariée à Louis VII en 1137. Elle accompagna son mari à la croisade de 1147 et il paraît que ses infidélités furent à l’origine du divorce prononcé en 1152. Aliénor épouse 6 semaines plus tard le roi Henri II d’Angleterre à qui elle apporta ses territoires. De cette union naquirent Richard cœur de lion et Jean sans terre.
Cette abbaye est remarquablement conservée de même que ses bâtiments annexes.

FAYMORAUD : jusqu’en 1957, on exploitait du charbon en Vendée. Ne manquez pas de visiter le musée minier, les corons et la chapelle Sainte Barbe.

MERVENT et sa forêt : la construction de plusieurs barrages sur la rivière Vendée a créé un joli lac artificiel ou les plaisirs nautiques sont à l’honneur.
La Vendée déchristianisée après les guerres de religion fut ramenée à la foi catholique par le Saint Père de Monfort. Au profond de la forêt, visitez la grotte dans laquelle il se retirait pour prier.

VOUVANT : joli village médiéval qui vaut le déplacement. Vous pourrez voir la tour de guet datant de 1242. Elle aurait été construite en une nuit par la fée Mélusine. Tout à côté, si vous visitez sa maison sans faire de bruit, peut-être allez vous découvrir son terrible secret…
Pas très loin de là, ne quittez pas Vouvant sans visiter l’église, lieu de culte du XVe, bâti sur une ancienne chapelle du 5 ou 6e siècle.

 

Histoire de la Vendée par Robert Kin, historien.

Notre balade en Vendée se termine là. Je n’ai pas la prétention d’avoir voulu faire un guide touristique – les offices de tourisme sont là pour cela -. J’ai certainement omis de parler de certains sites – pardon -. J’ai parlé de ceux que je connais pour avoir ressenti quelque chose en les visitant, quelque chose que j’ai voulu partager avec les lecteurs. D’autre part, les commentaires ajoutés n’engagent que moi. Une part de l’histoire de Vendée reste à écrire.

A bientôt … EN VENDEE !

Robert KIN